GUYANA: Syrie: la Ghouta en attente d'aides, pressions occidentales accrues - EntornoInteligente

Entornointeligente.com / Journal France Guyane / Assiégés et soumis à un bombardement quasi-incessant, les habitants du fief rebelle dans la Ghouta orientale en Syrie n’ont toujours pas reçu des aides dont ils ont cruellement besoin, l’Occident accentuant vendredi la pression sur le régime pour alléger la grave crise humanitaire.

Les quelque 400.000 habitants de cette enclave rebelle aux portes de Damas subissent au quotidien pénuries de nourritures et de médicaments, en raison du siège asphyxiant imposé depuis 2013 par le pouvoir de Bachar al-Assad.

Et pour échapper à une nouvelle campagne aérienne du régime lancée le 18 février et ayant tué plus de 600 civils, ils vivent désormais dans les sous-sols. Un “enfer sur terre” dans ce pays dévasté par la guerre depuis près de sept ans, avait asséné le chef de l’ONU.

La France, l’Allemagne et les Etats-Unis ont dénoncé les bombardements ainsi que des attaques chimiques présumées imputées au régime. Ce dernier devra “rendre des comptes” pour la “détérioration” de la situation humanitaire dans la Ghouta, ont mis en garde Berlin et Washington.

Car même si une trêve humanitaire quotidienne de cinq heures, annoncée par la Russie, est plus ou moins observée depuis mardi, les bombardements se poursuivent malgré une baisse en intensité.

Si la trêve doit permettre d’évacuer blessés et civils, seul un couple de Pakistanais âgés est sorti. Quant aux aides attendues par les habitants de l’enclave, elles n’ont pas été distribuées.

– ‘Une honte pour l’humanité’ –

Pourtant, plus de 40 camions chargés d’aides sont prêts à entrer dans le fief rebelle. Mais selon l’ONU, la fenêtre de cinq heures n’est pas “suffisante” pour permettre leur livraison.

En attendant, les habitants survivent en puisant dans leurs réserves de nourriture, ou grâce au soutien d’associations caritatives locales qui organisent des distributions quotidiennes de repas, souvent une maigre portion de riz, selon un correspondant de l’AFP.

Sur les marchés, les produits de première nécessité -riz et pâtes- sont difficiles à trouver, ou se vendent à prix d’or. Le prix du pain a été multiplié par 25 en février selon l’ONU.

Sur le plan médical aussi, la situation est tragique.

“Nous attendons une réaction du monde”, lâche dans un hôpital de Douma, Mohamed, interne en médecine. Il désigne la petite Hala, un an et demie, en pleurs, le bas de son corps couvert de bandages.

Blessée dans les bombardements, elle risque une amputation de la jambe droite, qui aurait pu être sauvée si le matériel médical adéquat était disponible. “Son histoire est une honte pour l’humanité. Et ce n’est pas le seul cas”, dit-il.

Malgré l’annonce d’un couloir humanitaire pour quitter l’enclave, plusieurs habitants ont indiqué à l’AFP ne pas vouloir sortir car ils ne font pas “confiance” au régime ou à son allié russe. Ils disent craindre des représailles ou veulent éviter la conscription obligatoire.

“Nos maisons et nos terres sont ici”, soupire Raëd, 27 ans. “On ne veut pas sortir et être maltraités”.

– ‘Rendre des comptes’ –

La pause initiée par Moscou a suivi le vote au Conseil de sécurité de l’ONU samedi dernier d’une résolution appelant à un cessez-le-feu global de trente jours dans toute la Syrie. Un appel resté lettre morte.

Depuis le 18 février, raids aériens, barils d’explosifs et tirs d’artillerie du régime ont tué 617 civils, dont 149 enfants, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Vendredi, des frappes et des obus ont de nouveau visé le fief rebelle qui constitue un tiers de la vaste région de la Ghouta. Les deux autres tiers sont aux mains du régime.

“Le régime syrien devra rendre des comptes pour la détérioration continue de la situation humanitaire dans la Ghouta orientale”, ont mis en garde la chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump.

“Cela vaut aussi bien pour l’usage d’armes chimiques par le régime Assad que pour les attaques sur les civils et le blocus de l’aide humanitaire”, ont-ils précisé lors d’un entretien téléphonique.

Ces derniers mois, le régime a été accusé d’avoir mené plusieurs attaques chimiques contre des fiefs rebelles, ce qu’il dément.

Paris et Washington “ne tolèreront pas l’impunité” en cas “d’utilisation avérée” d’armes chimiques, a affirmé Paris après un entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et M. Trump.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit en Syrie a fait plus de 340.000 morts et jeté à la rue des millions de personnes. Il s’est ensuite complexifié avec l’intervention militaire de puissances étrangères.

Sur un autre front de la guerre, 14 combattants prorégime et trois des forces kurdes ont péri jeudi dans des frappes de l’armée turque qui mène une offensive contre l’enclave d’Afrine dans le nord-ouest syrien pour déloger une milice kurde jugée “terroriste”, selon l’OSDH.

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Con Información de Journal France Guyane

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